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Archive for juillet 2011

BBPola

Makobu veille sur la Cité en mutation

Je reviens sur cet exercice commencé il y a de cela quelques mois. Utiliser un BlackBerry comme s’il était un appareil Polaroid. L’utiliser en brut, la seule liberté est de transformer l’image en Noir & Blanc.
Au fil des jours fixer ainsi la vie. Le long de trajets souvent courus et connus quasi par cœur tellement empruntés.

Que seront ils ces endroits dans quelques semaines, quelques mois? Quelle sera la vie des inconnus en arrêt sur images ?
La ville se transforme pour le bien de la mobilité, de la modernité aussi. Pas sure que ce sera pour tout le monde pareil. C’est donc l’appareil à la main, le GSM transformé en écrivain de lumières, que le temps se fixe.
Kinshasa est une ville de passions. La musique, la danse, la Rumba, les gandas.

C’est une ville en rupture et qui va croissante comme la lune montante. C’est une ville tentaculaire, moderne. Une ville qui attire et désertifie les campagnes, la ruralité.

L’album est visible d’un clic sur le lien ci-dessous.

http://www.facebook.com/media/set/?set=a.471505419725.261061.824934725&type=1

Spéciales dédicaces à
Liliane a qui je pense très fort en ce moment
Florence Flahaut pour son aide dans mes dossiers

Belles et bonnes lectures !

Un square et des souvenirs

Pégase monté par IcareCe n’est une révélation pour personne, Paris est une ville musée, une ville exceptionnelle. En 1997, un tour de France sur les traces de Falguière et de son œuvre. Longtemps relégué par les critiques pris dans la vague de la vogue des impressionnistes entre autres, des cubistes et autres réalistes. Alexandre Falguière était « Pompier ». Sans plus. Les années s’écoulèrent et une autre histoire de l’art, une autre approche voyait le jour. De plus en plus d’étudiants, de chercheurs, d’historiens de l’Art, ouvrirent le prisme par lequel les idées se faisaient « idéologie ».

Madame Anne Pingeot n’est pas pour rien dans cette réhabilitation. Le travail fournit à partir du Musée d’Orsay et la mise en valeur des œuvres du XIX ème siècle, sont visibles. il suffit en rentrant dans le Musée de voir la place réservée à « Tacicius », ou au « Vainqueur au Combat de Coqs » entre autres.

Un square, non loin de l’Opéra Garnier. Un nom célèbre « Square Louis Jouvet » et le « Poète chevauchant Pégase ». J’ai toujours lu qu’il s’agissait d’Icare voir peut être Bellérophon, mais bon. Arrêt sur image. L’œuvre majestueuse, la puissance de Pégase cheval ailé se dégage, ses sabots ciselés comme des croissants de lune.

Pensées. Louis Jouvet, le cinéma, le théâtre. Et pour décor, l’Opéra, le métro, le Café de la Paix. L’histoire. Rêvasseries de la montée des marches de Cloé de Maraude avec dans son sillage le Roi des Belges et patron du Congo. Arrêt sur la petite histoire des grands.

Au beau milieu du Square et dans la fraîcheur de l’après midi, une citation de Louis Jouvet me revient. « Le théâtre : c’est un domaine ou les êtres et les choses touchent enfin à la liberté » Et c’est vrai qu’à cet instant, dans cette ville théâtre. On touche à la liberté. La liberté de penser.

Ce tour de France à la poursuite des œuvres de Falguière, j’y reviendrai un jour. Tellement truffée d’anecdotes, de découvertes insolites, de rencontres.

Si vous passez cet été par Paris, faites un léger détour, flânez sur les boulevards et arrêtez vous au Square Louis Jouvet. Et encore une chose. Chut ! « Le cinéma c’est du théâtre en conserve disait aussi Jouvet. Mais chut ne le criez pas trop fort !

A Jean – Paul, Virginie et Jenny.

Bonne et belle journée.