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Washiba & les En-Chanteurs, Michael Jackson revisité …

21 novembre 2011 1 commentaire

Washiba et les En-Chanteurs : Img Dany Masson

C’est devant un parterre de monde, une foule multicolore, d’âges différents et en délire que s’est produit le groupe Washiba  (avec les En-Chanteurs),  samedi dernier (19 novembre 11) , à L’institut Français, Halle de la Gombe. Un spectacle original et ambitieux, haut en couleurs, en émotions aussi. Michael Jackson revisité par les « Washiba » dans les différentes langues du pays. On a pu entendre des titres, comme « One day in your life », « We are the world » « Na bomoko tokolonga ». , « Earth Song », « The Lost Children » ou encore « Heal the World »,  en Gikongo, Swahili, Lingala, Tshiluba … Beat it sur un mutuashi endiablé, chacun, chacune se pressant pour aller communier sa joie sur la scène et dans la salle, par la danse avec le groupe. Ensemble on est plus fort !

Collaboration intelligente. Pour donner du corps aux harmonies, « la Chorale les En-Chanteurs », pour les danses et la chorégraphie, « les finalistes du concours de danse Vodacom », en guest stars pour le final, Jean Goublad, Fiston Mbuyi, Yannick Ntumba, Djabi, Noemi Ebonda, Ekila, Sarah Kalume, entre autres

Le Groupe « Washiba » (deux années et demi d’existence) fidèle à son univers musical, « Mutuashi R’n’B », donne à voir et surtout à entendre une redécouverte  partielle du répertoire du Roi de la Pop, auto proclamé. L’intention est annoncée d’entrée de jeux. « Nous avons un message de paix, dans cette période de débats électoraux, nous avons besoin de ce message de paix, Michael Jackson est une évidence pour nous… » c’est en quelque sorte l’intro du spectacle.

Avec Washiba la musique congolaise gagne en particularité et en diversité. Elle s’assure un bel avenir. Les particularités, sont les rythmes régionaux, le puits sans fonds de la musique dans les traditions du Congo, et du kasaï en particulier, en diversité, par l’importation de rythmes d’ailleurs, de sons différents, par le mélange des genres. A force de travail, (se sont des bosseurs) avec Washiba la communauté des musiciens apparait comme une évidence universelle.

S’accepter selon les différences. La paix au centre de la scène, dans la salle entière, au centre du spectacle. Moise Ilunga un des leaders du groupe scotch littéralement l’assemblée par sa verve, sa présence et ses « mots » … « tant qu’il y aura des peuples dans le pays, il y aura des différences d’opinions… il y aura diversité entre nous…  les hommes sont en train de s’entredéchirer… ensemble nous sommes plus forts, mettons l’accent sur ce qui nous rassemble.  Gouverner, c’est maintenir le balance de la justice ». Et la musique reprend le dessus  avec « Eart song », avec Washiba çà devient ceci …  « tolembi kotanga batu bakufi na bitumba. Tosengi kimia na Congo,… Nzambe tozo kende wapi ? » ; « On en a marre de compter les morts de guerre au Congo. Nous ne demandons que la paix,… Bon Dieu où allons-nous ? ».

Un très beau spectacle qui gagne à être vu et écouté. Faites du bruit, on en reparlera.

Bonne et belle journée, bonne lecture aussi.

Quelle légitimité pour les Agences de Notations

Image : In Le Monde

Quelle légitimité ?

Alors que le G20, réuni à Canne, vient de se terminer. Alors qu’à Londres ce même G20 avait promis d’encadrer les A. de N., le constat est que les avis de ces dernières continuent d’être suivis massivement, provoquant des dégâts, économiques et sociaux sans précédent dans le monde. A ce rythme pas besoin de guerre armée. Si on continue dans cette voie, la vague sous-marine, invisible qui vient dont ne sait où est entrain de régler le compte de centaines de millions de personnes

Pour ma petite personne, néophyte en la matière, mais qui reçoit des coups comme tout le monde, je me pose deux questions.

Quelle est la légitimité des agences de notation pour porter une telle appréciation ?

Pourquoi les marchés suivent-ils leurs recommandations aveuglément ?

L’origine, années 90 des AN, était à ce que j’ai lu, de traiter le(s) risque(s) des grandes entreprises. Leur champ d’action ne s’est il pas formidablement étendu ? Elles s’occupent des finances publiques des Etats, en ont elles la légitimité et les ressources pour le faire, des compétences financières et microéconomiques ?

Les agences de notation ont vu, depuis les années 1990, leur influence et leur pouvoir s’accroître sans partage. Pourtant, leur bilan catastrophique ces dernières années doivent nous interroger sur la fiabilité des notes qu’elles attribuent et sur leur légitimité.

Et ironie du sort les conséquences sont rudes, graves catastrophiques. Des rapports exploités par les marchés pour créer des mouvements spéculatifs sur les monnaies, et ces mêmes rapports influençant les Marchés, influences les politiques des pays menacés. Tout le monde suit à la queue leu-leu, la fleur aux dents.

Alors, dans ce dédale, cette nébuleuse (puisque je ne sais pas, nous ne savons pas), y aurait -il des agendas cachés ? Politiques ceux – ci. On le sait, c’est toujours la faute de quelqu’un. En politique, la formule « mais les autres font ceci et ils réussissent si nous ne le faisons pas etc ». Ne se sert on pas des Agences de Notations pour faire passer des politiques ravageuses ? D’assainissement des Finances publiques direz -vous. L’air est plutôt à la collectivisation des pertes et la privatisation des bénéfices. Et peux importe ce qu’il en coûte du point de vue humain, du développement durable, des avancées démocratiques. L’émergence d’un homme ou d’une femme providentielle, au style fascisant, paraît être plus difficile qu’il y a 75 ans. Paraît, ne veut pas dire impossible. Mais. Les avancées démocratiques ont jusqu’à ce jour déjoué les menaces de ci de la. La France avec une dame au pull bleu marine, en Italie avec l’avant centre de Milan, en Autriche avec Haïder.

Un constat, toutefois, « Ce à quoi on assiste et auquel nous sommes soumis, tous et toutes, n’a rien de démocratique ». D’où l’indignation. Le G1000. Mais même ici on parle très peux de grand soir, de lendemains qui chantent, de rêves, d’utopies. On se désencarte, on se mobilise mais on ne s’avance pas. Quelle alternative(s).

C’était le questionnement du jour.

Bonne journée et bon week-end