Archive

Archive for the ‘General’ Category

De la source d’Ibi, au Puits de Carbone

La source d'Ibi

La source d’Ibi

A deux heures en voiture de Kinshasa. Le Plateau des « Bateke » et Ibi Village. Au milieu de nulle part, au centre de l’avenir, au centre d’un des poumons de la terre. Une source et une légende. « Bwa Ngamuso ».

Un homme, des idées sous son chapeau, des compétences. Et puis, Terry, Pascale, Thierry, Prof. Jean Lejoly, la famille. Les gens du village. Les enfants. Le plateau qui revit depuis plus de 5 ans. Des arbres poussent, des bébés naissent, de jeunes plantes de variétés diverses se multiuplient, une source au centre de tout çà. Et un puit de carbone. La Source d’Ibi.

Danone y croit. La Banque Mondiale aussi mais plus avare. Les activités sont multiples, il faut s’occuper de faire vivre les gens, de rentabiliser la terre, la production. Diversification.

Micro corsssettes Diversification du processus de production du « Manioc ». Passage des Macro Cosssettes aux Micro Cossettes. Rentabiliser au maximum le manioc dans les familles. Moins de déchets, une farine de plus en plus pure, décantée de son cyanure. Les abeilles se régalent aussi.

Micro cossettes dans le bassin de décantation.

Micro cossettes dans le bassin de décantation.

Ici, on ne chasse pas les abeilles, elles sont conseillères. Elles sont un repère de ce qui est bon ou de ce qui ne l’est pas. De ce qui est frais.Décidément la nature est formidable.

Les étudiants, le professeur Jean Lejoly. Grand Maître de la botannique congolaise. Travail. Recherche. Chercher pour diminuer la déforestation, lutter contre la déforestation, sans priver la population de son bois de chauffage. Projet. Diminuer de 72 %, le volume de bois nécessaire pour faire 1 kg de bois de chauffe (Makala). Aujourd’hui et en général il faut 14 Kg de bois pour 1 kg. Il en faudrait 4 Kg avec de nouveaux procédés existants. Audace. Entreprenariat.

Enfant de l'école d'Ibi

Enfant de l’école d’Ibi

Savane

Savane

Des plantations énergétiques et exotiques du genre Acacia gourmands en d’eau, Eucalyptus aux feuilles acides, un premier mélange détonnant. Dans les conditions éco-climatologiques du plateau des Batéké, ces plantes présentent d’une manière générale plusieurs avantages. Entre autres, ceux décelés,

Au sol et la production agricole par une meilleure fixation d’azote par les légumineuses, accroissement de la matière organique favorable à l’agriculture. Ensuite, sur sur l’environnement par la séquestration du CO2 et du point de vue économique et social par la création d’emplois stables et la formation professionnelle.

Bientôt, mais il faut du temps à tout. L’Eco-Tourisme. Il existe a l’état embryonnaire, déplacement d’une journée, pour plusieures nuits, sous tentes.

Sous l'arbre

Sous l’arbre

Une certitude. On se sent bien à Ibi. L’accueil y est parfait. Sans se prendre la tête on comprend très vite, la masse de travail que ce projet demande. L’objectif est visible. Une grande rigueur. Et une volonté d’eau de source pour continuer à aller de l’avant.

Durant quelques heures, quelques jours pour ceux qui en ont envie. Le temps du silence, le sens de l’histoire, le poids des légendes. L’espace d’un instant au coeur de cette immense plateau de 22 000 Ha, le vent nous parle du Roi Mokoko, (Illoy Loubath Imumba), qui règnait du Gabon à Kinshasa en passant par le Congo Brazza. La source, non loin de nous, fait entendre sa mélopée, tandis que la lune nous éclaire d’une lumière douce et rassurante. Mélange étourdissant.

Acacias et Manioc

Acacias et Manioc

Belle et bonne journée et bonne lecture !

Les Graviers de Nsiamfumu

Nsiamfumu, les graviers s'activent à la tâche...

Nsiamfumu, les graviers s’activent à la tâche…

Savent ils les « Graviers » qu’ils sont bénits ? Dans la tradition africaine en général, l’Océan est bénit. Aller à l’Océan sans revenir avec une bouteille de cette eau salée, bénite entre toutes les eaux, quel affront. Une manière aussi de dire que l’eau bénite venue de Rome, et qui remplaça la matière sacramentelle qu’utilisait le lignage Kinsaku, entre autres,  pour  sacraliser de grands événements on y croit, mais !. De plus dans ce territoire de Muanda, Nsiamfumu a vécu, la traite des esclaves, le commerce des Africains, à partir d’une de ses plages. Ce qu’amenaient les hommes venus d’ailleurs n’étaient pas en adéquation avec les évangiles. Les agissements souvent inhumains et dégradants des missionnaires contredisent leurs bonnes proses, leurs paraboles, leurs versets, leur morale.

« Les Graviers » autrement dit, les hommes qui extraient le gravier de l’Océan dans des petits paniers d’osier, du volume d’un sceau. Ils s’emploient à leur labeur dès le levé du jour, vers 5,30 heures, pour s’arrêter dès que la tâche du jour est atteinte.

 

Avant le fin de la journée….

Fin de journée, les tas de gravier sont remonté en haut de la falaise

Fin de journée, les tas de gravier sont remonté en haut de la falaise

Ils ramènent ainsi l’équivalent de 5 à 10 fût de 200 litres par jour de gravier. Ce dernier,  est d’abord ramassé pour être déposé sur la plage au bas des falaises. Ensuite, en fin de journée, les petits tas sont remonté en haut, sur la terre ferme par tout le monde. Enfants y compris.

Le gravier sera ensuite acheminé vers la ville de Muanda pour y être utilisé pour le béton de construction. La ville de sable se remplit de maisons nouvelles. Si le pundu n’est pas cultivé, si la salade manque, les habitations poussent à coup de billets verts venus de la capital. Venus de Kinshasa.

C’est un travail dur, mal rémunéré, mal organisé, c’est l’article 15 encore une fois qui prime sur le reste. Il faut manger, payer le minerval, il faut vivre. Le fut de 200 litres est vendu entre 5 et 12000 francs congolais de 5 à 15 $ US. Pêcheurs, arrières petits fils et fils de pêcheurs, ils se recyclent. C’est que le poisson manque. Ou plutôt, que les moyens manquent à une exploitation de  pêche organisée.

Au large, les chalutiers Angolais, mais aussi Coréens pêchent dans les eaux congolaises. C’est donc avec des pirogues que les pêcheurs s’en vont au delà de l’horizon. Pour plusieurs jours quelquefois. Quelquefois, la pêche est détournée et les bateaux au loin approvisionnés de trafics divers du poisson fruit du troc. Troc en tout genre.

 

 

 

Il faut porter, porter encore...

Il faut porter, porter encore…

 

Aller-retour, la mer ne donne pas que du poisson ....

Aller-retour, la mer ne donne pas que du poisson ….

A force de bras ...

BBPola

Makobu veille sur la Cité en mutation

Je reviens sur cet exercice commencé il y a de cela quelques mois. Utiliser un BlackBerry comme s’il était un appareil Polaroid. L’utiliser en brut, la seule liberté est de transformer l’image en Noir & Blanc.
Au fil des jours fixer ainsi la vie. Le long de trajets souvent courus et connus quasi par cœur tellement empruntés.

Que seront ils ces endroits dans quelques semaines, quelques mois? Quelle sera la vie des inconnus en arrêt sur images ?
La ville se transforme pour le bien de la mobilité, de la modernité aussi. Pas sure que ce sera pour tout le monde pareil. C’est donc l’appareil à la main, le GSM transformé en écrivain de lumières, que le temps se fixe.
Kinshasa est une ville de passions. La musique, la danse, la Rumba, les gandas.

C’est une ville en rupture et qui va croissante comme la lune montante. C’est une ville tentaculaire, moderne. Une ville qui attire et désertifie les campagnes, la ruralité.

L’album est visible d’un clic sur le lien ci-dessous.

http://www.facebook.com/media/set/?set=a.471505419725.261061.824934725&type=1

Spéciales dédicaces à
Liliane a qui je pense très fort en ce moment
Florence Flahaut pour son aide dans mes dossiers

Belles et bonnes lectures !

Un square et des souvenirs

Pégase monté par IcareCe n’est une révélation pour personne, Paris est une ville musée, une ville exceptionnelle. En 1997, un tour de France sur les traces de Falguière et de son œuvre. Longtemps relégué par les critiques pris dans la vague de la vogue des impressionnistes entre autres, des cubistes et autres réalistes. Alexandre Falguière était « Pompier ». Sans plus. Les années s’écoulèrent et une autre histoire de l’art, une autre approche voyait le jour. De plus en plus d’étudiants, de chercheurs, d’historiens de l’Art, ouvrirent le prisme par lequel les idées se faisaient « idéologie ».

Madame Anne Pingeot n’est pas pour rien dans cette réhabilitation. Le travail fournit à partir du Musée d’Orsay et la mise en valeur des œuvres du XIX ème siècle, sont visibles. il suffit en rentrant dans le Musée de voir la place réservée à « Tacicius », ou au « Vainqueur au Combat de Coqs » entre autres.

Un square, non loin de l’Opéra Garnier. Un nom célèbre « Square Louis Jouvet » et le « Poète chevauchant Pégase ». J’ai toujours lu qu’il s’agissait d’Icare voir peut être Bellérophon, mais bon. Arrêt sur image. L’œuvre majestueuse, la puissance de Pégase cheval ailé se dégage, ses sabots ciselés comme des croissants de lune.

Pensées. Louis Jouvet, le cinéma, le théâtre. Et pour décor, l’Opéra, le métro, le Café de la Paix. L’histoire. Rêvasseries de la montée des marches de Cloé de Maraude avec dans son sillage le Roi des Belges et patron du Congo. Arrêt sur la petite histoire des grands.

Au beau milieu du Square et dans la fraîcheur de l’après midi, une citation de Louis Jouvet me revient. « Le théâtre : c’est un domaine ou les êtres et les choses touchent enfin à la liberté » Et c’est vrai qu’à cet instant, dans cette ville théâtre. On touche à la liberté. La liberté de penser.

Ce tour de France à la poursuite des œuvres de Falguière, j’y reviendrai un jour. Tellement truffée d’anecdotes, de découvertes insolites, de rencontres.

Si vous passez cet été par Paris, faites un léger détour, flânez sur les boulevards et arrêtez vous au Square Louis Jouvet. Et encore une chose. Chut ! « Le cinéma c’est du théâtre en conserve disait aussi Jouvet. Mais chut ne le criez pas trop fort !

A Jean – Paul, Virginie et Jenny.

Bonne et belle journée.

Une pause et l’amitié en prime

Le cœur du noyau se fissure, l’atmosphère se remplit des radiations mesurées en unités  « Becquerel ». Les dosimètres à portée de mains, pour des gens qui n’ont sommes toutes, rien demandé à personne. Le cœur des hommes n’est pas fissuré pour autant et les querelles misent aux placards, place à l’amitié et au partage.

Radio Bistrot, Café du Commerce, Café Serré ? C’est comme on veut. Mais la liberté ! On parle, on devise, on projette, on analyse et on ne juge pas. Non, on ne juge pas !

Le F.M.I. doit se doter d’un nouveau Maître. Ce nouveaux Maître, pour le vieux Continent ne peut être étranger à la sphère symbolisée par Bruxelles. La Garde de l’institution doit être confiée à quelqu’un(e) du sérail Europe. C’est que les Mexicains, Brésiliens, ou autres Africains, ne comprennent pas assez les arcanes de la citadelle assiégée de toutes parts par les agences de notations entre autres et que des pays sont mis à prix.

Que cette veille Dame ait décidé pour les autres en des temps plus anciens, c’est une autre histoire. C’était avant. Le malade était un inconnu parfait des médecins à son chevet, mais c’était ainsi.

Attablés devant notre verre et attendant notre repas, on n’en revient toujours pas. Mais vous direz, ce n’est pas dans un bistrot de Kinshasa qu’on va refaire le monde.

Après avoir racheter le Standard, éviter le rachat de la Grèce, hypothéqué sur l’avenir du Congo, les cinq chantiers et nos maux. Sans dire un mot de plus, on se quitte sachant que la semaine prochaine, se sera même heure, autre table et une autre ambiance.

Belle et bonne journée. (soirée)

Catégories :General